Marcher plus vite : un indicateur important pour notre santé selon une nouvelle étude scientifique

La vitesse à laquelle nous marchons pourrait en dire long sur notre état de santé. Publiée le 23 octobre 2026 dans la revue scientifique JAMA Network Open, une nouvelle étude met en évidence un lien entre la vitesse de marche, la cadence des pas et le risque de mortalité. Une recherche qui rappelle que marcher ne se résume pas uniquement à compter ses pas.

La vitesse de marche, un indicateur à ne pas négliger

Ce sujet n’est pas nouveau sur Culture Marche. Nous avions déjà abordé cette question dans un précédent article intitulé « Marcher oui, mais marcher vite c’est encore mieux », qui soulignait déjà l’intérêt de la marche à allure soutenue.

Aujourd’hui, une nouvelle étude scientifique vient apporter un éclairage supplémentaire sur cette question. Intitulée Clinical Walking Speed, Free-Living Walking Cadence, and All-Cause Mortality, elle a été publiée le 23 octobre 2026 dans la revue scientifique JAMA Network Open.

Les chercheurs se sont intéressés à deux indicateurs complémentaires pour évaluer notre façon de marcher :

  • La vitesse de marche, mesurée lors d’un test médical, qui permet d’évaluer le temps nécessaire pour parcourir une distance donnée.
  • La cadence de marche, observée dans la vie quotidienne, qui correspond au nombre de pas effectués par minute.

L’objectif était d’étudier les liens entre ces deux paramètres et le risque de mortalité toutes causes confondues.

Une recherche intéressante qui rappelle que, pour mieux comprendre les bienfaits de la marche sur notre santé, il ne suffit pas toujours de compter ses pas. La manière dont nous marchons mérite elle aussi toute notre attention.

Plus de 4 000 personnes suivies pendant près de 12 ans

Cette étude repose sur les données de 4 067 participants issus de la cohorte britannique Whitehall II.

L’âge moyen des participants était de 69,3 ans. Les chercheurs ont notamment utilisé des tests de marche et des accéléromètres portés au poignet pendant neuf jours.

La vitesse habituelle était mesurée sur un parcours de 2,44 mètres. De leur côté, les données recueillies par les accéléromètres permettaient d’évaluer la cadence de marche dans les conditions habituelles de vie.

Le suivi des participants s’est poursuivi jusqu’en août 2024, avec une durée médiane de 11,8 années.

Au cours de cette période, 739 décès ont été enregistrés.

Marcher plus vite : des résultats particulièrement intéressants

Les résultats montrent que les trois indicateurs étudiés sont associés à un risque de mortalité plus faible.

Après prise en compte de différents facteurs sociodémographiques, comportementaux et médicaux, les chercheurs ont notamment observé :

  • Une vitesse de marche plus élevée lors du test médical était associée à un risque de mortalité inférieur de 23 % par écart-type supplémentaire.
  • Une cadence médiane plus élevée dans la vie quotidienne était associée à un risque inférieur de 17 %.
  • Une cadence de marche située dans les valeurs les plus élevées des mesures était associée à un risque inférieur de 18 %.

Ces pourcentages correspondent à des associations statistiques calculées par les chercheurs. Ils ne signifient pas qu’une personne peut réduire mécaniquement son risque individuel de mortalité en marchant simplement plus vite.

Un autre enseignement ressort de cette recherche : les mesures réalisées lors d’un test médical et celles observées dans la vie quotidienne présentent des capacités similaires pour distinguer les personnes présentant des risques de mortalité différents.

Faut-il privilégier la vitesse ou le nombre de pas ?

Cette étude apporte un éclairage intéressant dans le débat autour des 7 000 ou des 10 000 pas quotidiens.

Compter ses pas reste une manière simple de suivre son activité physique. Mais le nombre de pas ne raconte pas toute l’histoire.

Deux personnes peuvent effectuer le même nombre de pas dans une journée, tout en présentant des habitudes de marche très différentes.

L’une peut marcher tranquillement sur de longues périodes, tandis que l’autre alterne marche tranquille et passages à un rythme plus soutenu.

La cadence apporte donc une information complémentaire sur la manière dont nous marchons.

Attention toutefois : cette étude ne démontre pas qu’une cadence précise serait idéale pour tout le monde. Elle ne fixe pas non plus de vitesse minimale permettant de garantir une meilleure santé.

Marche nordique, randonnée, marche sportive : quelle leçon retenir ?

Pour les pratiquants de marche nordique, de randonnée ou de marche sportive, cette recherche rappelle l’intérêt de varier les allures et de conserver une pratique régulière.

La marche tranquille permet de profiter des paysages et de maintenir une activité physique accessible. Des passages à une allure plus soutenue peuvent également trouver leur place dans une pratique adaptée aux capacités de chacun.

Il ne s’agit pas de transformer chaque sortie en compétition contre le chronomètre.

L’âge, la condition physique, les éventuelles limitations fonctionnelles et l’état de santé doivent rester pris en compte.

La marche doit avant tout rester une activité accessible, progressive et durable.

Ce qu’il faut retenir de cette étude

Publiée le 23 octobre 2026, cette recherche apporte un nouvel éclairage sur les liens entre marche et longévité.

Elle confirme l’intérêt de regarder au-delà du simple nombre de pas quotidiens. La vitesse de marche et la cadence habituelle constituent également des indicateurs intéressants pour étudier la santé.

Une raison supplémentaire de marcher régulièrement, à son rythme, tout en conservant la possibilité d’accélérer progressivement lorsque ses capacités le permettent.

Chez Culture Marche, nous continuerons à suivre les recherches scientifiques qui permettent de mieux comprendre les bienfaits de la marche sous toutes ses formes.

Source scientifique

  • Haddadj R. et collaborateurs, Clinical Walking Speed, Free-Living Walking Cadence, and All-Cause Mortality.
  • Publication : JAMA Network Open, 23 octobre 2026.
  • DOI : 10.1001/jamanetworkopen.2026.40122.

Consulter l’étude scientifique originale

FAQ – Marcher plus vite et préserver sa santé

Pourquoi la vitesse de marche est-elle importante pour la santé ?

La vitesse de marche constitue un indicateur intéressant de la condition physique et de l’état de santé général. Les recherches scientifiques montrent qu’une vitesse de marche plus élevée est associée à un risque de mortalité plus faible, même si cela ne signifie pas qu’accélérer suffit à réduire individuellement ce risque.

Faut-il marcher vite ou simplement faire 10 000 pas par jour ?

Les deux approches sont complémentaires. Le nombre de pas permet de mesurer son activité quotidienne, tandis que la vitesse et la cadence renseignent sur l’intensité de la marche. Il n’est donc pas nécessaire de choisir entre marcher longtemps et marcher plus rapidement.

Quelle est la différence entre vitesse et cadence de marche ?

La vitesse de marche correspond à la distance parcourue pendant un temps donné, généralement exprimée en kilomètres par heure ou en mètres par seconde. La cadence correspond au nombre de pas effectués chaque minute.

Que révèle l’étude scientifique publiée le 23 octobre 2026 ?

Publiée dans JAMA Network Open, cette étude portant sur 4 067 participants met en évidence une association entre une vitesse de marche et une cadence plus élevées et un risque de mortalité toutes causes confondues plus faible.

Combien de personnes ont participé à cette étude sur la marche ?

Les chercheurs ont étudié les données de 4 067 participants de la cohorte britannique Whitehall II. Leur âge moyen était de 69,3 ans. Le suivi médian a duré 11,8 années.

Marcher plus vite permet-il de vivre plus longtemps ?

L’étude observe une association entre une vitesse de marche plus élevée et une mortalité plus faible. Elle ne démontre cependant pas qu’une accélération volontaire de la marche entraîne directement une augmentation de l’espérance de vie.

La marche nordique permet-elle de travailler sa vitesse ?

Oui. La marche nordique permet de travailler l’endurance, la coordination et l’allure. En adaptant progressivement son rythme et sa technique, chacun peut faire évoluer sa pratique en fonction de ses capacités physiques.

Faut-il marcher rapidement à chaque sortie ?

Non. Il est tout à fait possible d’alterner des périodes de marche tranquille et des passages à une allure plus soutenue. L’essentiel reste de pratiquer régulièrement et de respecter ses capacités physiques, son âge et son état de santé.

Où consulter l’étude scientifique originale ?

L’étude intitulée « Clinical Walking Speed, Free-Living Walking Cadence, and All-Cause Mortality » a été publiée dans JAMA Network Open le 23 octobre 2026. Consulter la publication scientifique originale.


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