
Après Manon Fleury, Pascal Auger nous invite pour un deuxième article consacrée à Mario Hamilton, un passionné de randonnée.
« Je ne suis pas un super sportif mais, la marche, ça rentre vraiment dans une activité que j’aime. »
Mario Hamilton est un passionné de randonnée longue durée que ce soit au Québec ou à Compostelle. Avec son fils, il entreprend son premier tronçon du Camino Francés. Riche de son expérience, il nous fait part de ses constats.
« Pendant que je marche, je suis en pause parce que je ne peux faire autre chose… je marche. »
Un projet s’éveille
Natif de Matane, Mario grandit et vit toujours avec le fleuve comme paysage. Coiffeur de profession, il s’implique auprès de sa communauté tant au niveau municipal, paroissial et environnemental. Il est de ces hommes qui préfèrent s’impliquer pour que les choses changent.
Le projet de Compostelle est présent depuis 2019. Avec son cousin, il devait faire le Camino Francés mais pour des raisons de santé, ce dernier doit abandonner. C’est à ce moment-là que son fils lui exprime le désir de faire la route avec lui. Ensemble, ils débutent donc leur préparation physique.
« Ça été une belle surprise surtout qu’il me dise qu’il est intéressé à y aller. »
Le projet se concrétise
C’est avec Québec Compostelle que Mario débute sa préparation. En plus du weekend préparation-rando, il participe à quelques rando-séjours où il pratique les montées, les descentes en plus d’apprendre à marcher avec un sac à dos et à dormir dans des salles communautaires. Pas à pas, Mario découvre des coins du Québec et redécouvre son fleuve.
Quand Mario et son fils débutent le Camino Francés, ils sont prêts. La première journée de 26 km dans les Pyrénées lui a rappelé le Massif de Charlevoix où la prudence était de mise avec son sol de galets. Dans ces circonstances, tu ne peux marcher et observer le paysage en même temps sans risque d’accident. De plus, ce n’est pas une course et tu dois prendre le temps de vivre le moment présent.
« Je pense qu’il faut être capable de s’ajuster à différentes circonstances (Québec ou Compostelle). »
Le projet se poursuivra
En Espagne, Mario constate que la barrière de la langue n’existe pas. Il retrouve le même côté fraternel qu’il a vécu au Québec entre les pèlerins. Les gens réussissent à se comprendre et à se soutenir les uns les autres. Leur périple s’est arrêté à Burgos après 270 kilomètres. Mario a été impressionné par l’architecture avec son côté médiéval, sans oublier les décors majestueux. L’élément qui a été le plus dérangeant est l’hébergement à cause de l’achalandage dû à la saison car tu ne peux pas toujours réserver.
Prendre une pause dans la vie est nécessaire et même si Mario est très occupé, il n’est pas indispensable, les gens s’organisent. Il faut lâcher prise pour partir la tête libre. En 2025, Mario et son fils planifient terminer le Camino Francés et peut-être faire le Camino Fisterra-Muxia. Bravo pour votre accomplissement !
« En marchant, tu te découvres. C’est le cheminement intérieur qui s’est fait en moi. »
- Pascal Auger
- Journaliste/conférencier
- www.QuebecCompostelle.com
Vous pouvez retrouver les précédents articles de Pascal Auger sur culturemarche.com, sur ce lien.
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