
Le journaliste-conférencier, québecois, Pascal Auger, nous livre un nouvel article sur la marche, pour nous emmener en compagnie de Manon Fleury sur une longue rando.
« En fait, j’avais envie de me récompenser justement pour toutes les années difficiles que j’ai eues. »
Manon Fleury est une femme de Montmagny qui prend des pauses dans sa vie afin de se réaliser et de vivre des bonheurs professionnels, familiaux et personnels. Elle nous dévoile son cheminement et nous fait part de son bonheur qu’elle vit présentement lors de sa première longue rando.
« Quand on s’arrête pas par nous-mêmes, le corps, des fois, nous dit : c’est là que ça s’arrête. »
Sa réflexion engendre du changement
Manon Fleury fait des études universitaires par fierté c’est-à-dire qu’elle étudie en droit pour faire plaisir à sa mère. N’ayant pas écouté son cœur, Manon décroche de tout ça et la pandémie devient un point tournant dans sa vie. Étant mise en arrêt obligatoire de travail, elle débute une démarche qui lui permet de constater qu’elle n’aime pas son métier.
Pendant qu’elle fait cette démarche, sa mère décède et malgré sa peine immense, Manon ressent un soulagement qui lui permet de trouver son X professionnel. Plus tard, elle trouve son X familial. Mais quel est son X personnel ?
« Je veux être capable d’avoir une vie active, avoir une belle retraite sans être un boulet pour mon conjoint. »
Le changement agit sur son engagement
Manon se sert de la chirurgie comme outil pour atteindre une perte de poids. Malheureusement des complications suite à la chirurgie la mettent en arrêt de travail. Elle prend un peu plus d’une année pour se reconstruire physiquement à petits pas.
Ayant un conjoint qui fait de la rando, elle se donne comme défi de faire une longue rando dans la région de Charlevoix. Le défi est grand mais elle s’y prépare du mieux qu’elle peut. Comme tous les débutants, Manon ne veut pas retarder le groupe, elle ne veut pas terminer la dernière, cela la terrorise. Elle ne respecte donc pas son rythme de marche et au Jour 2, un très gros moment émotif la rattrape on appelle ça frapper un mur. C’est grâce au support du groupe et une bonne nuit de sommeil que Manon repart le lendemain matin prête à vivre le moment présent.
« On a tous le même objectif, c’est de trouver le bonheur sur notre route puis, on cherche pas le bonheur, on le vit. »
Son engagement vers un dépassement sain
La semaine s’achève, il ne lui reste qu’une petite journée de 15 km et Manon se force pour ne pas y penser, elle appréhende la fin de son aventure. Malgré la fatigue, les courbatures et les muscles endoloris, Manon est heureuse, elle est fière de son accomplissement. Elle en sort grandie de cette expérience humaine avec des nouveaux liens d’amitié créés par les échanges de fin de journée et par cette entraide omniprésente chez les randonneurs. C’est une aventure que Manon qualifie d’indescriptible. Bravo Manon !
« Tu as un objectif, tu as un rêve, ben fais ce qu’il faut et GO. »
- Pascal Auger
- Journaliste/conférencier
- www.QuebecCompostelle.com
Vous pouvez retrouver les précédents articles de Pascal Auger sur culturemarche.com, sur ce lien.
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