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Eviter les blessures grâce à un accompagnement ostéopathique

unnamed (10)On ne cesse de vanter les bienfaits du sport pour notre santé. Mais une pratique inadaptée, une préparation insuffisante, voire une compétition, peuvent rendre nécessaire un accompagnement spécifique. Ce dernier doit alors s’adapter aux besoins du sportif ainsi qu’aux contraintes physiques et environnementales qui s’exercent sur le corps pour que le sportif prenne du plaisir et améliore ses performances tout en évitant la blessure. C’est ce que nous rappelle aujourd’hui, l’association Ostéopathes de France, association lancée en 1987, regroupant des professionnels au service des ostéopathes et des étudiants.

Principale organisation socioprofessionnelle du secteur et officiellement reconnue représentative par le Ministère de la Santé en août 2014, l’association Ostéopathe de France nous rappelle l’importance de l’ostéopathie dans son dernier communiqué.

D’après un entretien avec Éric Perraux, ancien sportif professionnel et ostéopathe du sport à Montpellier, membre d’Ostéopathes de France : « Quelle que soit l’intensité de la pratique, il est recommandé de faire un bilan chez l’ostéopathe« . Le soignant va rechercher les zones de dysfonctionnement ou d’insatisfaction, articulaire ou tissulaire : ce sont celles qui ont perdu en mobilité ou en motilité (les mouvements spécifiques d’un organe ou d’un système). Elles se traduisent notamment par des raideurs, spasmes ou tensions qui nuisent à la performance, mais surtout, induisent un facteur de risque. L’ostéopathe va alors différencier deux familles de risques : les tensions circonstancielles (après un marathon par exemple), qui sont à prendre en charge rapidement afin de faciliter la récupération, et celles installées (les « densités ») qui représentent un risque accru et qui vont devoir être travaillées, probablement sur plusieurs consultations.

C’est pour cela qu’il est important de consulter avant la blessure : à la rentrée ou avant la saison est un bon moment pour envisager un bilan, voire un protocole de soins. Soit une séance suffit, soit des séances régulières peuvent être nécessaires. De manière générale, dès qu’une douleur, même mineure, apparaît et perdure plus de 10 jours il ne faut pas hésiter à consulter afin de désamorcer le problème avant qu’il ne s’accentue. «La douleur est un signe d’alerte d’un corps qui décompense, il convient de l’écouter», précise Éric Perraux.

Soigner la blessure

«Les soins s’adaptent selon le type de pathologie sportive». Il faut ainsi distinguer les traumatismes ou pathologies aiguës, les pathologies aiguës-chroniques et les pathologies chroniques.

Le traumatisme

Traiter un traumatisme signifie agir sur une urgence. En effet, la pathologie est souvent lésionnelle (déchirure ou entorse). L’interrogatoire permettra de mieux comprendre la blessure. En effet, « la façon dont le sportif décrit ses maux est très parlante », insiste Éric Perraux : « habitué à être à l’écoute de son corps, il a parfois l’expérience des blessures et sait ainsi être précis dans sa description ». Dans un second temps, l’ostéopathe apprécie quelle est la première zone à traiter lors de son bilan palpatoire et grâce à son toucher spécifique : il s’agit généralement de la zone blessée. Parfois, c’est un autre élément qui va attirer l’attention du soignant : par exemple, une entorse de la cheville peut avoir été favorisée par un dysfonctionnement du genou. Dans ce cas, c’est celui-ci qui pourrait être l’objet du premier traitement ostéopathique. Il s’agira ensuite de contrôler la zone locale puis d’effectuer un examen de l’ensemble de l’appareil loco-moteur et des divers systèmes du corps. Ceci afin de faciliter la récupération de la blessure, d’anticiper ses conséquences délétères sur le reste du corps, mais aussi de travailler sur ce qui aurait pu la prédéterminer.

Fort de son expérience, Éric Perraux apporte un conseil d’importance : « pour lever des facteurs d’angoisse, le patient peut fixer un prévisionnel des dates de reprise de l’activité avec son ostéopathe, tout en gardant à l’esprit qu’elles restent modifiables. Il faut par exemple indiquer quand il sera possible de marcher, puis de courir, mais aussi de reprendre l’entrainement, et enfin, si c’est le cas, la compétition ».

Les pathologies aiguës-chroniques

Les pathologies aiguës-chroniques concernent les cas où le patient souffre déjà depuis quelques temps mais qu’un phénomène « aigu » survient. Il peut également s’agir des situations où la douleur devient de plus en plus chronique avec une inflammation qui demande l’arrêt de la pratique, par exemple. Ces cas sont plus complexes à traiter car plus installés. « Cela peut surprendre le patient, mais son ostéopathe va, dès la première séance, prendre en charge l’ensemble des systèmes (neuro-endocrinien, respiratoire, métabolique, urinaire et musculo-squelettique) », explique Éric Perraux.

Les pathologies chroniques

Enfin, les pathologies chroniques sont celles qui récidivent, s’installent et perdurent, qui peuvent impliquer l’arrêt d’une carrière pour les sportifs de haut niveau ou un changement d’activité… L’ostéopathe va retrouver, fréquemment, un travail à effectuer sur l’axe cranio-sacré, les organes centraux, et les zones de sécrétions hormonales. « Il va également y avoir une prise en compte de l’individu, car nous constatons que le contexte humain joue souvent une part importante dans l’installation d’une pathologie chronique ! », détaille Éric Perraux. Pour un sportif de haut niveau, le soignant peut se mettre en relation avec l’entraîneur pour déceler le risque dans la technique et le cas échéant, inciter le sportif à modifier sa gestuelle.

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