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Marathon d’Athènes : Récit de Didier Guillemot

IMG_5183Didier Guillemot, co-fondateur du Challenge Nordique Bretagne avec Dominique Nabucet, a réalisé un rêve, participer au Marathon d’Athènes.

Le 11 novembre dernier, il était au départ du Marathon avec sa femme Annie (photo ci-contre) pour une expérience qu’il nous raconte pour notre plus grand plaisir.

Un GRAND merci à lui pour ce retour et comme on dit : Chapeau !

« Cela faisait longtemps que  l’idée de faire un marathon nous trottait dans la  tête, et moi de le faire en marche nordique. Athènes et sa catégorie « POWER  WALKING » me tentait fortement. 18 000 inscrits, course et marche, c’est déjà important, mais quand vous voyez la logistique mise en place et le nombre de cars qui nous attendent à 6 heures du matin, pour emmener tout le monde vers le Marathon, lieu mythique du départ. Le stade noir de monde : Impressionnant !

Les marcheurs partent dans les deux derniers sas avec les coureurs au chrono plus modeste, soit 1/2 heure après les élites. Apparemment je suis le seul en bâtons, c’est pas grave, je vais assumer en essayant de faire un bon classement.

IMG_5204Top départ, je suis en première ligne, mais très vite débordé par les coureurs. Annie, mon épouse qui court, me dépasse et me donne un « AMAZING RYTHM », le même commentaire qu’un américain me fera en me doublant quelques kilomètres après le départ. Il y a toutes les nationalités sur la course, et même quelques bretons, qui nous reconnaissent à notre petit drapeau « gwen ha du », épinglé à notre ceinture.

Très vite, on sort de la 4 voies pour aller saluer le tumulis où repose PHILIPPIDES, le héros de la bataille de Marathon, à l’origine de cette course. Un petit brin d’olivier à la casquette, il commence à faire chaud, reçu par les spectateurs nombreux et chaleureux tout au long du parcours. On récupère ensuite la 4 voies qui mène à l’arrivée, aux paysages plutôt méditerranées, succèdent les faubourgs commerciaux des grandes villes. Pas terrible comme cadre, mais le plus important, c’es que les Leki micro, pointe trail 3 brins (pour la cabine de l’avion) accroche bien sur le bitume grec. Cela va pas mal.

Avec la partie relativement plate, on aborde vers le 10ème kilomètre la montée qui va durer jusqu’au 32, certaines côtes seront assez sévères. Et comme je suis la pour dépasser le maximum de marcheurs, les montées devraient m’être plus favorables. Il s’avère en fait que les « walkers » se sont inscrits dans tous les sas, et qu’il va être difficile de savoir qui est devant moi. En tout cas, Annie l’est. 

Dans la côte du 20ème kilomètre, quasi tout le monde marche, et là, grosse question métaphysique : Où sont les vrais marcheurs, qui dois je dépasser ? Eh bien tout le monde, c’est plus simple comme cela ! Mais accélérer dans les côtes cela fatigue, et celle après le semi (passage en 2h31) va être plus compliquée à gérer. Je sens que je frise le rouge. Un peu plus loin, cela monte toujours, je récupère Annie qui a entendu mes « clics clics » de mes bâtons, et qui préfère m’attendre, plutôt de de finir seule.

IMG_5193Je commence à marcher moins vite, 7.5 km/h, et à ne plus pouvoir me ravitailler : mon estomac refuse. Après avoir dépassé un grec en tenue folklorique traditionnelle, que j’avais vu au marathon de Paris (5h13 en mode Marche nordique), je rattrape un crétois en armure de guerrier grecque, un vrai de vrai, avec son épée à la main, mais surtout qui court pieds nus, j’en ai vu un autre, ainsi que des sandales en cuir minimalistes.

La descente est là, encore 10 kilomètres, mais cela devient compliqué de garder la cadence, et au 36, je commence à marcher, j’en peux plus. Marcher, signifie pour moi, arrêter de pousser avec mes bâtons, je les tiens à la main. Je les reprendrais que dans les 500 derniers mètres. Une petite photo devant la garde présidentielle, et le palais du même nom. Nous arrivons au stade anathénaïque, The Stade Olympique, où eurent lieu les premiers J.O. en 1896, ce qui justifie ce marathon. Poser mes bâtons sur ce sol, franchir l’arche d’arrivée, je contiens mon émotion, il ne doit pas y avoir eu beaucoup de marcheurs nordiques avant moi. Je suis fier d’avoir fini en 5h36 et 41 secondes avec Annie.

12 529ème sur 15 294 à l’arrivée. Les abandons furent nombreux parait-il ! Et pour rester dans les statistiques, il y a eu 811 français à l’arrivée, ce qui en fait la 3ème nation après les grecs, « naturlich » et les USA. Le premier, un kenyan (Misoi Kipkorir), aura mis 2h10 et le dernier, 8h44.

Après avoir laissé ma trace sur la piste pour l’éternité, direction l’infirmerie pour une remise en forme, comme quelques kenyans, et une perfusion de glucose grecque. Je m’en sors bien, d’autres iront directement à l’hôpital.

Ce soir là et les jours suivants, nous croiserons un maximum de marathoniens qui arborent leurs médailles finishers et leur tee-shirt, dans la rue d’Athènes ou sur les sites prestigieux de cette capitale hellénique.

En résumé, le marathon d’Athènes, the Authentic : Une bonne opération commerciale pour la ville et très faisable en marche nordique au moins une fois. »

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