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Pascal Auger : Il abandonne tout pour le bâton de pèlerin

François Brin

Ce début d’année marque le retour des articles du journaliste québécois Pascal Auger. Il revient pour ce premier article, sur le cas de François Brin auteur d’un livre sur Compostelle.

Il abandonne tout pour le bâton de pèlerin

« cela a été le plus grand moment de ma vie« 

En 2000, François Brin sillonne le Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ce parcours a changé sa vie et c’est ce qu’il nous témoigne dans son livre intitulé Les Lumières de Compostelle.

« Ma vie ça a commencé à essayer de comprendre qu’est-ce qu’était le Chemin de Compostelle, pourquoi l’homme devait marcher, pourquoi il devait surtout marcher sous les étoiles et, ainsi de suite, l’aboutissement d’un premier ouvrage qui est le récit concret, un témoignage de chaque jour. »

Point de départ

François habite présentement Luz-Saint-Sauveur en France. Homme de carrière, il abandonne tout, prend son bâton de pèlerin et gravit le Camino Francès. Au départ, il s’impose trois règles : marcher, se reconnecter avec lui-même et la nature ou prier puis écrire chaque jour ce qui se passait. Après trente-trois jours de marche, François a une trame pour l’écriture de son récit. Intéressé par l’étymologie, c’est le point de départ de sa quête d’histoire.

« En réécrivant les notes, je me suis posé des questions sur le Chemin. Compostelle comme tout le monde le sait, c’est Compus Stellae le champ de l’étoile. On pourrait dire aussi Compus Stellum avec ce qui est après la terre comme le Finistere ou le Chemin du Québec avec la Gaspésie, le bout du monde. »

Quête de vérité

Le Chemin de Saint-Jacques, ce chemin sacré amène François à des découvertes plutôt ésotériques et perturbantes pour lui. Il doit prendre le temps de replacer chaque pièce du casse-tête. Les méandres de la vie ainsi que sa quête de vérité lui ont pris 20 ans pour trouver quelques réponses. Dans son récit, il y a de la poésie et forcément de l’introspection. François raconte au fil du temps ses réflexions, la découverte de soi et l’humilité de la vie c’est-à-dire revenir à l’essentiel (essence du ciel à la vérité).

« Je m’étais entendu dire et expliqué qu’en fait ce qui ressortait du livre, c’était la souffrance et la joie mais c’était un peu compliqué de raconter à tout le monde la souffrance et la joie et c’était assez simple. En fait , la joie appartenait à l’âme ce qui est à l’intérieur de nous et la souffrance au corps. »

Réapprendre à s’aimer

Son témoignage ne se lit pas comme un roman. Il nous avertit que cela peut être même rude à lire, qu’il faut prendre le temps. Il nous suggère de le lire comme les mots se présentent à nous. Par cette lecture, nous vivrons des moments de réflexions, un temps d’arrêt dans ce tourbillon de la vie où nous perdons nos priorités et où le lâcher prise est de plus en plus difficile. François nous invite à marcher car, comme il le dit si bien, le chemin ou la rando-communautaire au Québec ou à Compostelle nous aidera à relâcher cette poussière collée à nos pieds et réapprendre à nous aimer.

« Arrêtez de dire je vais le faire. Faites-le parce que cela a été le plus grand moment de ma vie mais cela ne concerne que mon intérieur Faites-le, par contre, …on ne peut jamais rien réussir seul. »

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