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Camino Mozarabe : C’était un peu comme un appel, j’en avais besoin

Après l’expérience Compostelle de Jean-François Fournier, le journaliste/conférencier Pascal Auger nous propose un nouvel article sur Compostelle avec Martine Montillet, qui livre un beau message sur la marche : « c’est simple, c’est la vraie vie« .

Camino Mozarabe : C’était un peu comme un appel, j’en avais besoin

À 69 ans, Martine Montillet de Savoie collectionne les différents chemins de Compostelle depuis le décès de sa mère en 2006.

Après s’être installée en Savoie, Martine a voulu découvrir les montagnes de sa région et s’est mis à la marche.

« Je n’ai jamais été une grande sportive…je préférais rester dans le vestiaire à l’heure du gym. »

Un cadeau de sa mère décédée

En 2006, à la suite du décès de sa mère, elle passe au Puy en Velay, la région de sa maman. C’est en sortant de la cathédrale, en regardant à l’horizon, qu’elle propose à son ami de partir vers Santiago.

« C’était un peu comme un appel, j’en avais besoin. »

Au retour chez elle en Savoie, ils se sont mis à la préparation en marchant régulièrement avec leur sac à dos rempli de livres pour ajouter du poids.

« On s’est retrouvé à faire 10-15 km. N’importe qui peut le faire…c’est dans la nature humaine de marcher. »

Son premier voyage au printemps 2007 à été fatiguant mais en même temps facile malgré sa collection d’ampoules. « J’ai été surprise de la facilité. »

Même si durant tous ces chemins elle est accompagnée de Jean-Pierre, ils ont bien compris que chacun marche à son rythme et ils se retrouvent après quelques heures ou en fin de journée.

Ce premier chemin qu’elle a fait l’a aidé sur un plan moral et psychologique puisqu’elle était dans une période douloureuse et ce chemin lui a permis de mieux vivre le départ de sa mère. Elle s’est sentie libérée lors de son arrivée à Finisterre et remplie d’ardeur et de confiance pour poursuivre les marches de longue durée.

Mozarabe

C’est donc dans cet esprit qu’elle a voulu découvrir le camino Mozarabe. Elle désirait marcher ce chemin à la fois chargé d’histoire et de tranquillité, celui-ci étant très peu fréquenté. Elle trouve l’expérience déstabilisante lorsque le chemin est trop populaire. Ayant une dizaine d’années d’expérience sur les différents chemins, elle se sentait à l’aise de marcher sur un chemin offrant moins de repères ou d’hébergement.

Le camino Mozarabe débute généralement à Malaga au sud de l’Espagne pour se terminer à Mérida ou commence la Via de Plata. On y traverse, tout au long des 400km, une région désertique où plusieurs westerns de Sergio Leone ont été tournés. Un tracé qui défile dans un paysage rempli d’oliviers à perte de vue et qu’elle n’a pas trouvé si difficile malgré les cailloux et le sable.

L’idéal est de faire la traversée de mars à mai et surtout, d’éviter l’été ou c’est dangereusement chaud.

Un chemin encore peu fréquenté mais où elle a pu y rencontrer des Allemands, des Polonais et des Russes.

« C’est simple, c’est la vraie vie »

Tant qu’elle en aura la force, vous la verrez sur les chemins de Compostelle.

« C’est les moments de ma vie ou je me sens le plus libre. Quand on part marcher comme ça c’est extraordinaire, on a juste le sac à dos…on a compris assez vite qu’on a besoin de très peu de choses. »

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