Pascal Auger : La plus grande aventure de ma vie

Deuxième article de Pascal Auger, pour nous emmener cette fois en compagnie de Fabienne Cyr, qui s’est lancée il y a peu sur le Caminho Português da Costa.

« De toutes mes années, c’est la première fois que je me permettais d’avoir du temps juste pour moi. »

Fabienne Cyr est une retraitée de 59 ans qui a récemment vécu une expérience marquante : le Caminho Português da Costa. Elle nous révèle non seulement la beauté de ce voyage physique, mais aussi sa dimension transformatrice. Pour Fabienne, ce chemin n’est pas simplement une randonnée, mais une expérience de vie. 

« J’avais vu un documentaire sur Compostelle et je me suis dit: un jour, c’est quelque chose que je vais faire dans ma vie. »

Un besoin ancré en elle : la nature et l’aventure

Depuis son enfance, Fabienne ressent le besoin de se connecter à la nature. Cette passion pour l’extérieur s’accompagne d’activités de plein air. Même pendant ses années de travail comme infirmière, elle trouve toujours le temps car, pour elle, sortir à l’extérieur est un besoin de tous les jours, c’est un peu comme boire et manger.

C’est vers l’âge de 40 ans que Fabienne découvre Compostelle, mais entre sa carrière et ses responsabilités familiales, le projet est repoussé. C’est seulement à l’approche de sa retraite qu’elle décide de franchir le pas. Après avoir réservé son voyage, Fabienne s’informe et s’inscrit à des formations offertes par Québec Compostelle. 

« Ce qui m’a énormément aidée, le weekend préparation-rando; je pense que c’est un incontournable. »

Une expérience transformatrice

Pour Fabienne, la préparation est la clé du succès. Elle est déjà en bonne forme physique grâce à ses activités régulières, mais c’est le volet matériel qui l’interpelle. Les formations lui ont permis de mieux comprendre les aspects logistiques du chemin, comme le poids du sac à dos et l’organisation des étapes quotidiennes.

Lorsque Fabienne repense à son expérience, elle se souvient de ses passages en forêt, dans les villages médiévaux mais surtout, les moments de sérénité profonde qu’elle a vécus. Ce voyage lui a permis de se recentrer et d’avoir une perspective nouvelle sur sa vie. Ce chemin a été pour elle une sorte de purification, un moyen de se débarrasser du négatif pour voir ressurgir le positif.

« Je me sens beaucoup mieux, je flotte encore dans une forme de sérénité et de gratitude. »

L’après Compostelle : un retour apaisé

Bien qu’elle ait retrouvé son quotidien, Fabienne garde en elle la sensation de légèreté qu’elle a éprouvée pendant le voyage. Le chemin, selon elle, a offert un équilibre difficile à atteindre dans la vie quotidienne, entre les hauts et les bas de l’existence.

Le Caminho Português da Costa ne sera probablement pas sa dernière aventure. Elle aimerait faire le Caminho Francés en partant du Puy-en-Velay. Elle pense également sillonner le Chemin du Québec. Cependant, ce qui semble certain, c’est que ce voyage intérieur a ouvert une porte qu’elle n’a pas l’intention de refermer. Ce périple qu’elle s’est offert continuera de nourrir son quotidien pour les années à venir.

« Ce que je retiens, c’est le plus beau cadeau que je me suis fait dans ma vie. »

Vous pouvez retrouver les précédents articles de Pascal Auger sur culturemarche.com, sur ce lien.


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