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L’échappée Belle : Un exemple à suivre pour tous les événements

Echappée BelleL’échappée Belle : Un exemple à suivre pour tous les événements

Les sports outdoor comme le trail, la marche nordique et la randonnée sont en pleine expansion et attirent de plus en plus de monde. Mais se retrouver en pleine nature avec beaucoup de monde n’est pas sans conséquences sur notre environnement, notamment à cause des déchets engendrés sur tout événement de masse. Ce besoin de retour à la nature ne peut être crédible sans la mise en place d’une politique de développement durable, et notamment la mise en place d’une gestion des déchets.

Comme l’indique Séverine Bourasset, chargée de la gestion des déchets sur le L’Echappée Belle, Ultra Traversée de Belledonne, « lorsque l’on évoque l’impact environnemental des événements, on pense au tracé, à la destruction des petites plantes fragiles par un troupeau de coureurs. Or ,l’immense majorité de l’impact d’un événement est dû au transport des personnes pour venir sur place et durant la course (premier poste d’un bilan carbone d’un événement, en général) ainsi que sur les ravitaillements, transport des biens, transport et destruction des emballages, chauffage, cuisson… »

Séverine Bourasset a intégré l’équipe de l’Echappée Belle au lendemain de la deuxième édition, en 2014, pour prendre en charge la gestion des déchets, à la grande joie de Florent Hubert, créateur et président de l’épreuve « je me suis dit : ah ben si elle veut nous rejoindre pour s’occuper des poubelles, elle est la bienvenue, c’est tellement rare, tellement rebutant comme tâche, que c’est vraiment cool qu’elle veuille s’occuper de cette question. »

Dans une société où règne l’hyperconsommation, elle a donc commencé par organiser le tri des déchets qui sont très nombreux sur ce genre d’événements, à l’image des canettes et des bouteilles d’eau, qui sont recyclables. Dans un premier temps le tri a été réalisé sur le site d’arrivée puis peu à peu sur tous les sites. La quantité de déchets a été ensuite abordé différemment grâce aux gobelets réutilisables lancés par la marque Ecocup. Ces derniers ont été mis en place aux buvettes et sur les ravitaillements pour éviter le tout jetable.

Séverine Bourasset : «  J’ai pris la gestion des achats pour pouvoir choisir des achats en gros contenants : on a retiré les canettes à la buvette – le public achète un verre d’Ice Tea ou autre, qu’il paye moins cher – , exit les parts individuelles (pas de barres, ce sont des cakes). Cela m’a permis d’augmenter fortement la part de nourriture achetée aux fournisseurs locaux : pain, fromage, saucisson. Et par locaux, j’entends du massif de Belledonne ou vraiment à côté. Tout cela semble des petites choses évidentes, dont on entend parler à longueur de temps. Mais cela demande déjà beaucoup de temps en amont pendant la course  : Multiplicité des fournisseurs, multiplicité des livraisons, des problèmes ou modifications de livraison, des recherches à faire, du matériel à transporter puis à rendre, etc. De mon point de vue pour mettre en place ceci, il faut aussi en parallèle créer une dynamique au sein des équipes de bénévoles : créer un terrain ouvert aux évolutions, qui va adhérer aux changements que je leur propose. J’ai donc passé deux ans à nourrir cet état d’esprit, en stimulant les échanges, les conseils, les retours d’expérience venus du terrain. Car c’est dans ces retours que j’ai puisé  l’inspiration pour mettre en œuvre les modifications. Et c’est comme ça qu’elles ont été le mieux absorbées, acceptées par les équipes, car ils savent que cela vient du terrain, de nous, de notre travail commun« .

En 2018, Florent Hubert a accepté de faire un effort financier pour acheter toute la vaisselle jetable en matériaux compostables, afin d’être ensuite compostés localement. Une démarche qui répondait à l’envie de Séverine de toujours faire plus et mieux dans la gestion des déchets. Un pari réussi, qui a permis en 2018, de récolté 500 kilos de déchets pour partir au compostable contre 600 kilos en 2019. Cette adoption d’un geste innovant (ça l’était en 2018) aurait beaucoup moins bien fonctionné sans tout le travail fait en amont les années précédentes.

Questionner le parcours et l’impact sur l’environnement, vérifier avec les responsables balisage et les baliseurs, si les zones de protection de la nature ont bénéficié d’un balisage différencié, tisser des liens avec le territoire, passer beaucoup de temps à échanger avec eux pour faire au mieux en fonction de leur fonctionnement et assurer une aire d’arrivée propre, sans papier, sans gobelet emmené par le vent. Tel est le rôle d’un chargé des déchets, un rôle très important pour la préservation de notre environnement. Tout cela prend énormément de temps et requiert des compétences pour connaître les bénévoles, les solutions, proposer les outils adaptés, former les équipes.

Lagom.pngSéverine Bourasset s’est pleinement investie dans son rôle jusqu’à créer sa propre entreprise de conseil et solutions en développement durable auprès des événements. Baptisée Lagom, l’entreprise est soutenue par l’Echappée Belle, son premier client.

Lagom est un adverbe suédois signifiant « ni trop ni trop peu » et qui est lié à l’art de vivre à la suédoise impliquant un mode de vie dont le but est d’atteindre le bien-être et l’équilibre parfait.

 

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