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Paul Racette : Son 11ème Compostelle

Après l’article sur Carmen Gouin, Pascal Auger nous livre un nouvel article avec l’histoire de Paul Racette, randonneur, passionné par le Camino Frances et le ukulélé.

Son 11ème Compostelle

« L’expérience en vaut vraiment mais vraiment, vraiment la peine. »

Depuis 2007, Paul Racette fait de la rando-communautaire/pèlerinage. Présentement, ce Trifluvien réalise son 11ème Compostelle. Il a un attrait tout particulier pour le Camino Frances qu’il a vu se transformer et qu’il sillonne pour la 9ème fois accompagné de son ukulélé.

« J’avais besoin d’un temps de vacances, de prendre un temps d’arrêt avec cette foutue Covid, aller me ressourcer. C’est le chemin de Compostelle le meilleur endroit pour moi. »

Homme de coeur

Paul est marié, père de six enfants et diacre permanent. Il a fait carrière dans le service d’urgence 911 et depuis sa demi-retraite, il accueille au Foyer Des Marins du port de Trois-Rivières, les marins étrangers lors de leur escale. Cette implication lui permet d’intégrer dans sa vie quotidienne les valeurs de solidarité et fraternité qu’il retrouve sur les chemins de Compostelle.

« C’est un changement dans ma vie parce que je pensais  jamais venir ici (en parlant de Compostelle) mais  asteur, je ne suis plus capable de décrocher. »

Évolution du Camino Frances

Alors qu’en 1986, les gens sortaient des maisons pour toucher aux pèlerins tellement ils étaient rare, 2019 fut une année record avec ces 350 000 pèlerins, mais très peu de marcheurs en 2020. Maintenant le Camino Frances reprend vie malgré la Covid. Paul, au fil du temps, constate que le plus grand changement est au niveau technologique, ils sont passés des ordinausores aux cellulaires.

De plus, il constate que le chemin est international. Des gens de toutes les nations du monde se retrouvent sur ce chemin surtout lors des derniers cent kilomètres. Même si Paul trouve cela dérangeant, il se dit que cela fait partie du chemin, que cela fait partie de ce retour progressif à la vie de tous les jours.  Malgré ce désagrément, il trouve toujours le moment de se ressourcer.

« Tu pars tôt le matin avec ta lampe frontale ça j’adore ça. Il y a toujours moyen de garder un moment de quiétude… on réussit à trouver des moments d’intimité, de réflexion c’est toujours possible.»

Homme d’exception

Paul a marché son premier Compostelle pour réaliser le rêve d’un confrère décédé et cela a changé sa vie. En plus d’être accompagné des souvenirs que chacune de ses randonnées lui procurent, Paul devient émotif chaque fois qu’il voit arriver la fin de son périple. Il a cette ouverture, ce désir d’aller vers les autres qui est propre à chaque personne et qui, selon Paul, se fait naturellement, spontanément sur le chemin.

Il rêve du jour où il marchera le chemin avec son jeune fils et/ou ses petits-enfants. Pour lui, c’est une expérience unique et il peine à nous la décrire.

« L’expérience en vaut vraiment mais vraiment, vraiment la peine. On n’est pas capable de décrire, c’est la limite de toutes les expériences qu’on vit sur les sciences humaine, physique ou spirituelle. Il y a une limite et tant que tu ne l’as pas vécue, tu ne peux pas faire réaliser concrètement aux autres ce que c’est. Idéalement, n’attendons pas et profitons du moment présent. »

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