Bien se nourrir et s’hydrater pour réussir sa marche au Québec ou Compostelle

Pascal Auger nous livre un nouvel article très intéressant avec les conseils de Marlène Bouillon, nutritionniste et entraîneure de la Fédération québécoise d’athlétisme.

Bien se nourrir et s’hydrater pour réussir sa marche au Québec ou Compostelle

«À mes yeux, l’hydratation est quasi le nerf de la guerre…les articulations, ça se lubrifie»

Mal manger ou mal s’hydrater peut transformer un rêve de randonnée ou de Compostelle en véritable calvaire, prévient la nutritionniste, entraîneure de la Fédération québécoise d’athlétisme et passionnée de la marche et de la santé Marlène Bouillon, qui rappelle aux marcheurs que bien préparer leur alimentation est aussi essentiel que de choisir leurs chaussures ou leur sac à dos.

« Si on ne met pas le bon carburant dans notre corps…ça risque de ne pas transformer l’expérience en moment aussi passionnant que ça devrait l’être. »

Planification et adaptation de l’alimentation – Trouver ce qui convient à notre corps

Pour plusieurs marcheurs, préparer une randonnée de longue durée signifie surtout penser aux kilomètres, au sac à dos ou aux chaussures. Selon Marlène, de nombreuses personnes sous-estiment encore l’importance de planifier leur alimentation dès qu’un projet est envisagé, tout comme dans la préparation pour un marathon. Marlène souligne que chaque individu doit adapter son alimentation en fonction de ses défis de santé personnels et de ses préférences. Les stratégies alimentaires doivent être adaptées et testées à l’avance avant un événement majeur afin d’éviter les mauvaises surprises. Elle suggère d’éviter les excès de fibres et de gras avant ou pendant la marche et de privilégier des aliments faciles à digérer, des formats simples et pratiques à transporter (les mélanges de noix, fruits séchés ou collations riches en protéines). 

« Amenez petit, mangez souvent et prenez un vrai repas avant de partir…oubliez l’extra fibres et l’extra gras, vous allez le payer ! »

L’hydratation : un élément essentiel

Marlène nous met en garde contre une erreur fréquente de couper volontairement sa consommation de liquide pour éviter les pauses toilettes. Le corps va en souffrir, la fatigue, frissons, maux de tête et perte d’énergie sont des conséquences importantes qui s’en suivent. Marlène souligne que l’expérience terrain devient un incontournable. Elle raconte avoir elle-même dû adapter complètement ses stratégies en fonction des conditions météorologiques lors d’une traversée à pied entre la Croix de Gaspé et Montréal en 2018. Les fortes chaleurs avaient bouleversé ses plans d’hydratation et d’alimentation. 

« Les articulations, ça se lubrifie. On ne se met pas du WD-40 dans les articulations, il faut boire. »

Une expérience à préparer globalement pour mieux profiter de l’aventure

Pour Marlène, la nutrition doit être considérée comme une partie intégrante de l’aventure. Elle encourage les marcheurs à consulter un professionnel, au besoin, pour obtenir des conseils personnalisés afin d’adapter leur alimentation à leur réalité. Elle insiste encore sur le fait d’adapter ses choix alimentaires à sa propre réalité et non pas copier celle des autres.

Marlène conclut en nous rappelant qu’il ne faut pas prendre l’alimentation pour acquise simplement parce que manger et marcher font partie du quotidien. 

« Ce n’est pas parce qu’on mange et qu’on marche depuis qu’on est né, qu’on fait nécessairement les bons choix quand on passe à ce niveau-là…il faut juste y penser ! »

Vous pouvez retrouver les précédents articles de Pascal Auger sur culturemarche.com, sur ce lien.


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