
Après la préparation est la clé du succès, Pascal Auger nous invite sur Rocamadour.
La splendeur de la variante Rocamadour vers Compostelle
« Ce chemin est un espace de rencontre avec soi-même, avec les autres et avec l’histoire. »
Dans le petit village médiéval de Collonges-la-Rouge de la vallée de la Dordogne en France, François Ceyrac nous emmène sur la voie de Rocamadour, une alternative méconnue mais captivante des chemins de Compostelle. Ce tracé historique, redécouvert et revitalisé grâce à son initiative et à celle de son association, offre une expérience unique aux pèlerins.
« Rocamadour, au Moyen Âge, était aussi important en fréquentation que Rome ou Compostelle. »
Un village chargé d’histoire
François Ceyrac, cet ancien agriculteur devenu un pilier de la préservation du patrimoine, vit dans une maison familiale datant de 1404. C’est une richesse historique qui reflète l’authenticité de son village et de sa région. Pour lui, c’est un détail banal mais, pour les Québécois, un tel lien avec le passé semble presque inimaginable.
Collonges-la-Rouge peut également être le point de départ pour explorer la voie de Rocamadour. Ce chemin traverse le Limousin et le Quercy, deux régions chargées d’histoire et de villages médiévaux, pour rejoindre Rocamadour, un des lieux de pèlerinage importants du Moyen Âge.
« C’est un pèlerinage marial donc à la Vierge puis, comme tous les pèlerinages, ils se sont perdus avec les guerres de religion. »
Un chemin redécouvert
Créée en 2009, l’association de François Ceyrac s’est donné pour mission de réhabiliter ce tracé historique, longtemps oublié. En deux ans et demi seulement, le chemin a été balisé, un guide publié et une page Facebook lancée pour promouvoir ce projet. Aujourd’hui, environ 1500 à 2000 pèlerins empruntent chaque année ce sentier de 520 kilomètres. La voie attire particulièrement ceux qui cherchent à s’éloigner des foules et à se reconnecter avec eux-mêmes.
La voie de Rocamadour est moins fréquentée, plus sauvage et offre des paysages variés sans goudron, privilégiant les sentiers en terre et en herbe. Cet environnement ressemble beaucoup à celui du Chemin du Québec où les marcheurs peuvent y découvrir des sites naturels d’exception et une tranquillité.
« Même si on n’est pas nombreux, c’est plus facile de rencontrer les gens qui habitent sur place quand on est seul. »
Une expérience unique
François Ceyrac nous mentionne que les hébergements disponibles accueillent généralement cinq à six personnes à la fois, offrant un cadre chaleureux et intimiste. Pour les aventuriers, le bivouac (campement sous la tente) est autorisé, renforçant ainsi l’expérience immersive au cœur de la nature.
La voie de Rocamadour, qui peut être ralliée depuis Bénévent-l’Abbaye sur la voie de Vézelay, permet de redécouvrir cet héritage spirituel tout en profitant de la sérénité des paysages limousins et quercynois. Pour François Ceyrac, cet engagement dépasse la simple préservation d’un tracé historique. C’est une invitation à la rencontre, à la découverte de soi et à l’appréciation des trésors du patrimoine français.
« C’est encore un chemin vrai; vrai au point de vue perception de la nature, vrai au point de vue perception des gens. »
- Pascal Auger
- Journaliste/conférencier
- www.QuebecCompostelle.com
Vous pouvez retrouver les précédents articles de Pascal Auger sur culturemarche.com, sur ce lien.
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