Pascal Auger : Résilience sur le Chemin du Québec

Après Nancy Baker, Pascal Auger nous invite à découvrir Gabrielle Poulin-Houle, enseignante, sur le Chemin du Québec

Résilience sur le Chemin du Québec

« J’avais envie de découvrir c’était quoi la randonnée longue durée. »

Gabrielle Poulin-Houle est une enseignante de 31 ans qui vit en Estrie. Dès son plus jeune âge elle voyage avec sa famille et, aujourd’hui,  elle profite des vacances scolaires pour  s’initier  à  la randonnée longue durée aux valeurs Compostelle sur le Chemin du Québec.

« J’ai choisi cette rando-là un peu les yeux fermés. »

1-2-3-Go, on part en rando

Gabrielle n’est pas à son premier voyage avec un sac à dos. Avec des amis, elle prend deux mois pour  visiter le Panama ainsi que le Costa Rica. Elle se rend également, toute seule, en Croatie pays qu’elle nous recommande de visiter car les gens y sont très accueillants.

En juillet 2023, on la retrouve sur le Chemin du Québec pour effectuer la rando-communautaire qui part de Sainte-Rita et se termine à Saint-Ulric de Matane. Gabrielle s’y prépare selon ce qu’elle croit être une bonne préparation. Fatiguée de son année scolaire, ajoutez-y les exigences qu’une journée de rando demandent, Gabrielle trouve ses journées pénibles et son corps lui parle : courbatures, ampoules aux pieds.  C’en est trop.

« Tu as une idée de tes capacités puis à un moment donné, tu es confronté à ce que tu peux faire et ce que tu peux pas faire ou ce que tu as besoin de travailler davantage. »

Cherche un vélo pour 3 jours

Gabrielle ne se décourage pas, car on lui a appris que, dans la vie, il n’y a pas de problème mais des événements et qu’il existe une solution pour chacun d’entre eux. Elle se fait confiance et tombe vite dans le mode solution.   Gabrielle est déterminée à terminer sa semaine de rando avec le groupe. À chaque jour, elle se donne un objectif de marche et lorsqu’il est atteint, elle se trouve un transport pour se rendre au point B. 

Mais ce n’est pas ce qu’elle veut réellement. C’est alors qu’elle se sert des médias sociaux pour passer une petite annonce. Elle recherche un vélo pour poursuivre son chemin d’une façon plus agréable qu’en voiture. Cela ne prend que quelques heures avant que Gabrielle déniche un vélo possédant   toutes les spécificités qu’elle recherche. Elle est ravie par la bonté de gens ainsi que par le soutien obtenu tout au long de son parcours.

« Je suis vraiment contente de pouvoir poursuivre bon an mal an avec le groupe tranquillement, comme ça, à mon rythme. »

Avoir une bonne dose de débrouillardise ça aide

La débrouillardise de Gabrielle fait en sorte qu’elle a su faire face à la situation, s’adapter tout en respectant ses limites et terminer sa semaine de rando sur une note positive. Elle sait profiter du cadeau qu’elle s’est offert c’est-à-dire une pause dans sa vie d’enseignante. Son périple nous  fait réaliser qu’il est également possible de faire le Chemin du Québec à vélo. Bravo Gabrielle pour ta résilience !

« Je retiens qu’il faut fixer ses propres limites puis d’apprendre à s’écouter. »

Vous pouvez retrouver les précédents articles de Pascal Auger sur culturemarche.com, sur ce lien.


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