
Compostelle par le Camino Português central
« Quand on commence à marcher, ça devient comme une drogue. »
Directement de Redondela en Espagne, Anne Desrousseaux, une passionnée de rando, nous parle de son expérience sur le chemin portugais. Accompagnée de son mari, ils débutent leur périple à Lisbonne et rendus à Porto, ils empruntent la voie centrale.
« Je suis contente, je m’étais bien préparée. Je n’ai pas de problème pour marcher. »
Femme de coeur
Originaire de la France, Anne immigre au Canada en 1994 et habite à St-Georges-de-Beauce depuis 2007. Elle a travaillé comme agente d’intégration des nouveaux arrivants et de sensibilisation à l’immigration puis, présentement, elle est agente de recrutement à l’international. Cela fait 10 ans qu’elle parcourt les chemins de Compostelle dont Puy-en-Velay, Camino Francés et elle vient de compléter la partie portugaise du Camino Português pour se rendre à St-Jacques-de-Compostelle.
« C’est une richesse superbe les Chemins de Compostelle que de rencontrer des gens, pour dialoguer, pour échanger. »
Camino Português
Anne et son mari ont opté pour la voie centrale au lieu de la côte afin de voir les communes et les villages de l’intérieur. Comme tous les passionnés de rando, Anne nous affirme qu’avec notre sac à dos, on n’a pas le choix de découvrir les paysages et surtout de rencontrer les gens afin d’échanger avec eux. Elle parcourt entre 18 et 27 km par jour et détermine son heure de départ en fonction de la température. Son expérience lui a appris, qu’au quotidien, il ne sert à rien de parcourir de grandes distances car ça épuise et le risque d’accident est accru.
Sur le chemin, Anne retrouve des villageois très sympathiques en plus d’être impressionnée par la qualité de ses hébergements à des coûts minimes. Est-ce à cause de la saison ou de la voie empruntée mais elle croise peu de pèlerin. Cela la déçoit tout comme le fait de marcher sur le pavé à proximité des routes. Malgré tout, quand Anne se lève le matin, elle a hâte de partir marcher car, pour elle, la randonnée lui permet de prendre une pause.
« C’est un moyen de revenir aux vraies valeurs, de faire table rase de tout, de couper avec le monde. »
Projets de rando
Depuis quelques jours, il y a plus de pèlerins sur son parcours puisqu’elle a atteint ce qu’on appelle l’entonnoir c’est-à-dire la jonction de plusieurs chemins de Compostelle. Elle pourra donc retrouver ces échanges qui sont chers à son cœur.
Anne a des projets. Elle est intéressée par le chemin qui relie Londres à Rome ainsi que par le Chemin du Québec qu’elle connaît mais jamais parcouru. Elle ignore les similitudes qui existent entre les chemins de rando-communautaire de ces deux continents. En espérant la voir un jour sur le Chemin du Québec, nous lui souhaitons une belle fin de rando.
« Je ne connais pas beaucoup les régions du Québec. Je ne dis pas non parce que ça me permettrait de découvrir les régions du Québec. »
- Pascal Auger
- Journaliste/conférencier
- www.QuebecCompostelle.com
Vous pouvez retrouver les précédents articles de Pascal Auger sur culturemarche.com, sur ce lien.
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