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Marcher le Chemin du Québec en partant de chez elle

Chaque mois le journaliste/conférencier Pascal Auger nous livre de beaux récits de marche. C’est encore le cas aujourd’hui, avec l’histoire de Carmen Gouin.

Marcher le Chemin du Québec en partant de chez elle

« j’étais mal préparée pour Compostelle »

Carmen Gouin, âgée de 74 ans, est une vraie passionnée de la rando. Elle a pris 70 jours pour parcourir près de 1300 km sur les chemins de notre belle province. En bonne pèlerine, elle a mis la clé à la porte de chez elle et a débuté sa randonnée afin de rejoindre le Chemin du Québec pour y en marcher trois sections.

« Malgré les difficultés du terrain, tu fais face à marcher chaque jour. C’est pas pareil que de marcher 2 jours et retomber dans tes souliers. T’enlèves tes bottes et même s’il a plu, les pieds se refont une santé. »

Préparation, détermination et persévérance

La marche fait partie de sa vie depuis le jour où, enseignante, Carmen devient « coach » dans un programme sport étude, elle organise également des défis physiques pour les jeunes tel : escalader des montagnes. Depuis sa retraite, elle ressent le besoin de s’occuper. Elle s’implique donc à la création du sentier Boucle Zen Nature dans Lanaudière.

Lorsque Carmen entend parler de Compostelle, elle est séduite. Elle s’entraîne dans les sentiers régionaux et part pour la France en toute innocence comme elle le dit si bien. Elle réalise que son entraînement est inadéquat puisqu’elle n’a jamais expérimenté des montées et des descentes d’une demi-journée, n’a jamais marché plus d’une semaine et ne s’est pas entraînée dans tous les contextes (pluie, neige, chaleur, etc.). Malgré les difficultés rencontrées, elle ne se décourage pas et termine son premier Compostelle de Puy en Velay à Finisterre.

« Une des qualités que ça prend ou défaut appelle cela comme tu veux, que ça prend pour faire deux mois de marche, faut avoir la tête dure , faut être déterminée, faut pas être trop centrée sur son corps ou tout au moins il faut avoir de bons moyens pour s’en détacher parce que la douleur va rentrer. »

Cheminement personnel

Même si cela lui prend deux semaines avant d’être à l’aise lors d’une randonnée longue durée, Carmen s’est retrouvée sur le chemin des 88 temples Shikoku du Japon, mais aussi du sud jusqu’au nord du Portugal vers Santiago, sur la Via Francigena en Italie ainsi que sur le Chemin du Québec.

En randonnée, Carmen laisse place à ce que le chemin lui présente. Elle DÉCOUVRE. Pour la majorité des marcheurs, la qualité du sentier est importante mais, pour elle, ce sera secondaire si elle est entrée en lien avec les gens de la place, a partagé avec eux et si elle a su gérer ses moments difficiles lors de son parcours. La  marche lui permet de se reconnecter avec elle-même autant physiquement que mentalement. Elle appelle cela son « reset ». C’est un moment de réflexion et méditation qui lui permettent de cheminer. Elle y découvre ses forces et faiblesses.

« Puis les faiblesses que tu as en chemin, tu les as dans ta vie personnelle au quotidien. Faut que tu ramènes aussi au  quotidien une façon d’améliorer la faiblesse que tu as découverte pendant ton chemin. C’est cela moi le chemin. »

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